Le métamodèle

Qu’est-ce qu’un métamodèle ?

De manière générale, on définit le métamodèle comme la représentation d’un point de vue particulier sur des modèles. Si on ne s’intéresse dans le système étudié qu’au couple (langage, Modèle), alors on rejoint l’acceptation la plus courante du métamodèle : modèle de langage de description de modèles.

Pourquoi développer son propre métamodèle ?

Toute formalisation étant l’expression d’un point de vue sur un système, la création d’un métamodèle est indispensable. Le CINES ne dispose actuellement pas d’outil de modélisation intégrant un métamodèle. En conséquence, il était nécessaire qu’il le crée par lui-même.

Il existe une notation (BPMN : Business Process Management Notation) pour la formalisation des processus. Elle n’a cependant pas été choisie pour de multiples raisons :

  • elle n’était pas suffisamment flexible et apportait beaucoup de contraintes pour ne résoudre que trop peu de questions (ambiguïtés résiduelles après son adoption) ;
  • cette notation propose plusieurs frameworks pour modéliser un même système ;
  • récente, elle est loin de faire l’unanimité au sein des communautés d’analystes et de concepteurs : sa communauté-cible se trouve parmi les utilisateurs de moteurs de workflows.

Le CINES a donc été dans l’obligation de définir son propre métamodèle du système de processus métier de PAC. Quelques uns des principaux éléments le composant sont présentés ci-après.

Les paragraphes suivants présentent une partie de l’ensemble des règles spécifiquement mises en place au CINES pour uniformiser la formalisation des processus métier du service d’archivage PAC. Ces règles s’appliquent tant sur les cartographies que sur la base de données des fiches de caractéristiques des objets formalisés.

Règle n°1

Metamodele_P1Les représentations graphiques des principaux objets (processus, sous-processus et activité) :

Formalisation des intitulés :

  • Processus, sous-processus : le premier mot est nécessairement un substantif respectivement écrit en rouge et en bleu ;
  • Activités : le premier mot est nécessairement un verbe écrit en noir ;
  • Losanges : le dernier caractère est nécessairement un point d’interrogation.

Règle n°2

Migration_logique

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Les losanges sont des éléments graphiques permettant de formaliser proprement les choix multiples et les conditions associées aux entrées dans les objets en aval. S’il s’agit d’une décision (exemple : “la migration est-elle pertinente ?”), la tâche de décider est un élément constitutif de l’objet situé au dessus du losange. (Ce dernier permet donc simplement de séparer les différentes possibilités d’appel d’autres objets). On rappelle qu’un losange ne permet de distinguer que deux cas à la fois (oui/nonou ok/ko). Une succession de losanges peut donc être envisagée. Dans ce cas, les règles précédemment énoncées continuent de s’appliquer. Leur intitulé doit nécessairement contenir un point d’interrogation.

Règle n°3

Lorsque l’on a besoin de faire figurer sur une cartographie d’un processus un objet qui n’est pas encore totalement détaillé ou que sa place et/ou sa dénomination ne sont pas encore précisément déterminées, l’intitulé est inscrit en gris sur la cartographie.

Règle n°4

suivi_clientDans le cas de liens entre processus ou sous-processus, si c’est l’ensemble du processus ou du sous-processus qui est appelé, le sous-processus ou l’activité qui est appelé en premier ne figurera pas dans la cartographie. Le lien pointera directement vers l’objet général. En revanche, la base de fiches de caractéristiques fait systématiquement le lien entre les deux activités.

Règle n°5

Dans la base des fiches de caractéristiques décrivant les objets cartographiés, le pilote d’un objet ne doit pas apparaître dans la liste des acteurs affectés (raison : doublon).

 

Dernière modification le : 8 décembre 2014